Surréalisme
Information sur le mouvement artistique surréaliste

L'expansion

du surrÉalisme

Le mouvement, dans le milieu des années 1920, fut marqué par des réunions dans des cafés où les surréalistes participèrent à des jeux de dessin et examinèrent les théories du surréalisme. Les surréalistes mirent au point une variété de techniques telles que le dessin automatique.

Max Ernst et expension du surréalisme

Initialement, Breton doutait que les arts visuels pourraient même être utiles au mouvement surréaliste car ils semblaient être moins malléables et ouverts au hasard et à l'automatisme. Cette crainte fut surmontée par la découverte de techniques telles que le frottage et la décalque.

Bientôt, plusieurs artistes en arts visuels se joignirent au surréalisme, y compris Giorgio de Chirico, Salvador Dalí, Enrico Donati, Alberto Giacometti, Valentine Hugo, Meret Oppenheim, Toyen, Grégoire Michonze et Luis Buñuel. Bien que Breton, admirateur de Pablo Picasso et de Marcel Duchamp, les invita à rejoindre le mouvement, ils demeurèrent périphériques.

Plusieurs écrivains se joignirent au groupe tels que l'ancien dadaïste Tristan Tzara, René Char, Georges Sadoul, Thirion André et Maurice Heine.

Les dessins automatiques d’André Masson, réalisés en 1923, sont souvent utilisés comme point de référence quant à l'acceptation des arts visuels dans le mouvement surréaliste et à l'éclatement de Dada, dans la mesure où ils reflètent l'influence de l'idée de l'inconscient.

Toutefois, un exemple frappant de la ligne marquant la limite entre Dada et le surréalisme, utilisé par les experts, est le jumelage de « La petite machine construite par Minimax Dadamax en personne » (Von minimax dadamax selbst konstruiertes maschinchen) avec « Le baiser » de Ernst. Le premier est généralement tenu d'avoir une distance et une connotation érotique, tandis que le second présente ouvertement et directement une action érotique. Dans le second, l'influence de Miró et le style de dessin de Picasso sont visibles avec l'usage de courbes fluides et le mélange des lignes et des couleurs alors que le premier présente une droiture que l'on retrouvera plus tard dans des mouvements tels que le Pop art.

Giorgio de Chirico et ses développements dans l'art métaphysique furent l'une des plus importantes avancées reliant les aspects visuels au surréalisme.

The Red Tower (La tour rouge), de 1913, montrait un dur contraste de couleurs et de style qui serait plus tard adopté par les peintres surréalistes. Il était aussi écrivain et son roman « Hebdomeros » présentait une série d'images aux caractéristiques surréalistes, avec un usage inhabituel de la ponctuation, de la syntaxe et de la grammaire visant à créer une atmosphère particulière.

Ses images, notamment ses dessins pour les Ballets Russes, étaient aussi une forme de décoration surréalisme. Il eut une influence sur les deux artistes qui sont, encore aujourd’hui, le plus étroitement associés au surréalisme dans l'esprit du public : Salvador Dalí et René Magritte. Il aurait toutefois quitté le groupe surréaliste en 1928.

En 1924, Miro et Masson appliquèrent les théories surréalistes à la peinture, conduisant à l'exposition « La Peinture Surréaliste », en 1925. Cette exposition fut la toute première exposition surréaliste à la galerie Pierre de Paris. Les oeuvres affichées étaient celles de Masson, Man Ray, Klee, Miró et d'autres. L'année suivante, le 26 mars 1926, la Galerie surréaliste ouvrait ses portes avec une exposition de Man Ray.

Breton publia « Surréalisme et peinture », en 1928, qui résumait le mouvement à ce moment-là.

Livre Salvadot Dali

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