Surréalisme
Information sur le mouvement artistique surréaliste

La grande pÉriode

du mouvement surrÉaliste

Tout au long des années 30, le surréalisme continua à devenir de plus en plus visible au grand public. Les « Expositions internationales du surréalisme », à Londres en 1936, d’un groupe surréaliste développé en Grande-Bretagne, furent, selon Breton, une grande empreinte de la période et devinrent un modèle pour les expositions internationales.

Grande période surréalisme Breton

Dali et Magritte créèrent les images les plus largement reconnues du mouvement. Dali joignit le groupe en 1929 et participa à la mise en place rapide du style visuel, entre 1930 et 1935.

Le surréalisme, comme mouvement artistique visuel, avait trouvé une méthode : exposer la vérité psychologique en éliminant l'importance des objets ordinaires afin de créer une image au-delà de l'ordinaire et de susciter l'empathie du spectateur.

1931 fut une année où plusieurs peintres surréalistes produisirent des oeuvres marquantes dans l’évolution stylistique. « La voix des airs », de Magritte, est un exemple de ce processus où les trois boules représentent de grandes cloches accrochées au-dessus d'un paysage. Un autre paysage surréaliste de cette même année est « Le palais promontoire » d’Yves Tanguy, avec ses formes fondues et liquides. Les formes liquides devinrent la marque de commerce de Dali, en particulier dans son oeuvre « La persistance de la mémoire » qui comprend l'image de montres qui s'affaissent comme si elles fusionnaient.

De 1936 à 1938, Wolfgang Paalen, Gordon Onslow Ford et Roberto Matta rejoignirent le groupe. Paalen, avec sa technique de « Fumage », et Onslow Ford, avec son « Coulage » contribuèrent à créer des nouvelles techniques picturales automatiques.

Longtemps après les tensions personnelles, politiques et professionnelles qui fragmentèrent le groupe surréaliste, Magritte et Dali continuèrent à définir un programme visuel dans le domaine des arts.

Ce programme était au-delà de la peinture, englobant aussi la photographie, comme on peut le voir à partir d'un autoportrait de Man Ray dont l'assemblage influença la boîte à collage de Robert Rauschenberg.

Au cours des années 30, Peggy Guggenheim, une importante collectionneuse d'art américaine mariée à Max Ernst, commença à promouvoir le travail des autres surréalistes tels que Tanguy et l'artiste britannique John Tunnard.

Les grandes expositions dans les années 1930

  • 1936 – Une exposition surréaliste internationale est organisée à Londres par l'historien de l'art Herbert Read, avec une introduction par André Breton.
  • 1936 – Le Musée d'Art Moderne de New York monte l'exposition Fantastic Art, Dada et le surréalisme.
  • 1938 – Une nouvelle exposition surréaliste internationale est tenue à la galerie des Beaux-Arts de Paris, avec plus de 60 artistes de différents pays et montre environ 300 peintures, objets, collages, photographies et installations.

    Les surréalistes veulent créer une exposition qui, en soi, soit un acte de création et ils demandent à Marcel Duchamp de le faire. À l'entrée de l'exposition il place le taxi de Salvador Dali pour saluer les clients en tenue de soirée. Cette pièce est en fait un taxi qui produit une bruine constante, de l'intérieur de la fenêtre, une tête de requin sur le siège conducteur et un mannequin blond rampant avec des escargots à l'arrière. Une rue surréaliste remplit l'un des côtés du hall d'accueil avec des mannequins habillés par divers surréalistes.

    Duchamp conçoit le hall principal pour ressembler à une grotte souterraine avec 1200 sacs de charbon suspendus au plafond. Une seule ampoule fournissant l’éclairage, une lampe de poche est donnée à chaque visiteur pour contempler les oeuvres à l'intérieur. Le tapis est rempli de feuilles mortes, de fougères et d'herbes, et l’arôme de torréfaction du café remplit l'air.

    À la satisfaction des surréalistes, l'exposition scandalise les spectateurs.
Livre Salvadot Dali

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